HISTOIRE DU TOUR DE FRANCE
Le Tour de France cycliste est une compétition cycliste par étapes créée en 1903 par Henri Desgrange (photo au bas de l'article), qui se déroule au mois de juillet.
CREATION DU TOUR :
A la fin du XIXe siècle, en France, la presse sportive est dominée par un titre : « Le Vélo ». Mais la prise de position de son patron (Pierre Giffard) dans l'affaire Dreyfus fait des vagues. Les fabricants de cycles (pour la plupart antidreyfusards) qui financent son journal par la publicité n'apprécient pas. En 1900, ils choisissent de financer Henri Desgrange qui crée un journal concurrent « l'Auto-Vélo ». Alors que le Vélo est publié sur papier vert, Henri Desgrange fait éditer le sien sur papier jaune (quelques années plus tard, c'est cette couleur qui donnera naissance au maillot jaune)
Une guerre à mort s'engage alors entre les deux titres. Le 16 janvier 1903, Henri Desgrange perd le procès qui l'oppose au Vélo, et se trouve contraint de renommer « L'Auto-Vélo» en « L'Auto ». Le cyclisme est alors le sport roi en France, et cette perte aurait pu s'avérer décisive.
Henri Desgrange doit alors rapidement trouver un moyen de contrer son principal concurrent. Il se souvient que le journaliste Géo Lefèvre lui avait proposé d'organiser une course cycliste d'envergure : le Tour de France. Le 19 janvier 1903, « L’Auto » annonce la création de « la plus grande épreuve cycliste jamais organisée » : ce sera le premier Tour de France.
L'idée est tellement bonne que les ventes du journal s'envolent. Privée de lecteurs, « Le Vélo » cesse sa publication l'année suivante.
Henri Desgrange reste l'organisateur du Tour (interrompu par la guerre) jusqu'en 1936, année où, malade, il quitte le Tour en pleine course à Charleville. Il passe dès lors le témoin de la direction de course à Jacques Goddet.
LA DISCIPLINE DU TOUR
La discipline imposée par Henri Desgrange entre 1903 et les années 1930 fit beaucoup pour la légende de l’épreuve, malgré les critiques des frères Pélissier reprises par Albert Londres.
Les coureurs n’avaient droit à aucune forme d’assistance extérieure sur la route du Tour, et il fallait qu’ils réparent eux-mêmes leurs machines en cas d’incident technique.
Lors du Tour 1913, Eugène Christophe, solide leader virtuel du classement général, brisa sa fourche dans le Tourmalet. Au nom du principe d’autonomie, Christophe est contraint de réparer lui-même sa machine et perd toutes ses chances de victoire finale. Pas moins de trois juges du Tour assistèrent à cette réparation afin de s’assurer qu’il ne recevait pas d’aide extérieure. Les successeurs de Desgrange sont moins rigides, et le règlement s’assouplit progressivement.
La rivalité entre les organisateurs et les équipes de marques posa tant de problèmes à la fin des années 1920 que des équipes nationales furent imposées en 1930. Tous les frais sont alors pris en charge par les organisateurs, bicyclettes incluses. C’est le journal « L’Auto » qui achète directement ces dernières au fabricant Alcyon. Elles sont jaunes et marquées du "A" gothique de « L’Auto ». Afin de financer la course, une caravane publicitaire est mise en place avant le passage des coureurs. On revient aux équipes de marque en 1962 sous l’impulsion de Félix Lévitan, directeur de la course de 1962 à 1987.
depuis le 17 janvier 2008, date de la création du blog
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