A propos de la bûche qui brûlait dans la cheminée
De très ancienne tradition (fête Celte du solstice et tradition chrétienne) la bûche mise dans l'âtre de la cheminée à la veillée de Noël, attira immanquablement de nombreuses superstitions.
En voici quelques-unes parmi les plus courantes qui ont circulé autrefois en France.
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En Franche-Comté : la bûche devait se consumer toute la durée de la messe de minuit si on voulait que la maison soit protégée du tonnerre. En somme, votre rédactrice pense
qu'il fallait bien calculer son coup entre le temps d'aller à l'église, la messe et le retour... donc une grosse bûche et le chat (ou le chien) pour surveiller qu'elle ne s'éteigne pas durant
l'absence de tout le monde.
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En Provence : c'était tout un cérémonial. D'abord, elle était coupée dans du bois d'olivier (le calignaou). Ensuite, il fallait la déposer devant la porte de la maison. Puis le
plus jeune et le plus vieux de la famille buvaient 3 fois du vin en offrande (bonne aubaine !) et prononçaient quelques phrases rituelles. La bûche était ensuite posée dans l'âtre. Pour la
conserver jusqu'à l'année suivante, on l'éteignait à la fin de la veillée. Là il y a un problème pire que celui des robinets scolaires : y avait-il une fin dans la conservation de la bûche ou
était-ce indéfiniment la même chaque nouvelle année (un arbre entier quoi !)
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En Saône-et-Loire : on laissait un homme armé d'un fusil auprès d'elle pendant la messe de minuit car si un démon l'éteignait, la maison était menacée d'un grand malheur.
Est-ce que la sentinelle était tirée au sort parmi tout ceux qui voulaient s'éviter la messe ?
- Dans la Vienne et en Lorraine, elle devait se consumer durant 3 jours. Alors à petit feu, hein, pour tenir si longtemps !
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: on promenait la
bûche dans le jardin pour éloigner les insectes, ou bien il ne fallait pas s'asseoir dessus au risque d'attraper des furoncles au derrière. C'était avant qu'elle brûle alors (sinon je vous dis
pas l'état de la peau du derrière) - ou après avoir bien refroidi (là je vous dis pas la couleur de la culotte après !) Quand ce n'était pas les charbons de la bûche qui guérissaient toutes les
maladies, c'était les cendres qui étaient dotées des plus grandes vertus : elles éloignaient les accidents de toutes sortes (à condition de les envelopper dans un linge blanc). Si on les posait
sur le toit, elles refoulaient les sorciers. On les mélangeait aussi aux graines des prochaines récoltes (ah, déjà l'alimentation trafiquée !) ou au breuvage des animaux pour qu'ils ne tombent
pas malade (heuuuu...). Au pied des arbres fruitiers, elles devaient faire merveille pour avoir des fruits abondants. Dans le grenier, elles chassaient les rats. Oui tout le monde sait qu'un
rat c'est très propre et ça ne marche pas dans n'importe quoi, quoi !
Par vélo club noeuxois
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Publié dans : Patois.Humour.Anecdote
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